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Monday, July 9, 2012

La Suède ? La musique peut-être, mais pas la vaisselle !

Boire du champagne dans des flûtes en plastique ? Déguster des huîtres dans des assiettes en carton ? Cela ne vous dit rien ? Franchement, moi non plus…

Du temps de Frédéric II de Prusse, les tables de Fêtes étaient heureusement préservées de l’invasion du tout-jetable… Imaginez plutôt la scène : vous êtes au château de Sans-Soucis, entouré de personnalités du monde des Lettres et des Arts. Lors de dîners, vous croisez parfois Voltaire, invité régulier de Sa Majesté. Vous rencontrez de charmants Messieurs italiens auxquels -paraît-il- le roi lui-même n’était pas insensible… À la lumière des chandelles, vous mangez dans de la porcelaine et buvez des vins français dans du cristal de Bohême ou de Baccarat…



Mais, objecteront certains, ces pièces ont vieilli, et il vaut mieux préférer le standardisé (et le suédois évidemment). S’il est vrai que certaines pièces peuvent paraître franchement kitsch aujourd’hui, d’autres ont su conserver toute leur finesse et toute leur élégance…

Si vous refusez de déguster la dinde aux marrons dans du plastique doré…
Si vous refusez l’hégémonie de la Suède sur les Arts de la table…
… Sa Majesté Frédéric le Grand vous invite à dîner à l’occasion de son 300e anniversaire !

À Berlin, le Museen Dahlem présente China and Prussia. Porcelain and Tea, jusqu’au 31 décembre 2012. À Paris, ce sont aux tables des empereurs de la Chine que le musée du quai Branly vous convie, avec l’exposition Les Séductions du palais : cuisiner et manger en Chine, jusqu’au 30 septembre 2012.

Si les dîners de gala ne sont pas votre tasse de thé, la Porcelaine chinoise (version imprimée / version e-book) vous mettra peut-être l’eau à la bouche…

Tuesday, June 26, 2012

Bienvenue chez Les Maîtres fous…

Les Grecs lisaient le destin dans le vol des oiseaux. Les Romains mêlaient l’eau et le vin. Les Aztèques déchiffraient l’avenir dans des cœurs humains qu’ils offraient à leurs dieux. À chaque civilisation ses moyens d’entrer en contact avec le « monde des esprits »…

Or, dans ce domaine, l’imagination des Africains semble inépuisable et inégalable ! Boire le sang d’un chien fraîchement égorgé ou observer la position de bâtonnets remués par une souris enfermée dans une boîte… Autant d’exemples qui relèguent cartes à jouer et autres boules de cristal au rang de jouets pour enfants !

Ces pratiques africaines de divination ont été révélées en images dans les années 1950 et 1960 avec l’essor du « cinéma ethnographique » ou « cinéma direct », et surtout à travers les films documentaires de Jean Rouch. Il s’agit effectivement d’un cinéma très « direct », où rien n’est édulcoré et j’avoue qu’il m’est même arrivé de faire des cauchemars après avoir vu Les Maîtres fous



Présentée du 11 au 29 juillet 2012 au musée du quai Branly, à Paris, l’exposition Les Maîtres du désordre vous invite à entrer dans le monde mystérieux de l’art divinatoire. Vous deviendrez peut-être à votre tour un chamane : une personne capable d’entrer en contact avec les esprits pour ensuite expliquer aux simples mortels le sens du « désordre » qui nous entoure !

En attendant, les statuettes, les instruments de musique ou encore les masques divinatoires reproduits en très haute qualité dans Les Arts de l’Afrique noire vous initieront aux mystères du monde invisible.

Thursday, June 21, 2012

El chamanismo y la Teoría del caos

De acuerdo con la Teoría del caos existen tres tipos de sistemas: Estables, inestables y caóticos. La vida, obviamente, pertenece a la tercera categoría si atendemos a la afirmación de Edward Lorenz: «cualquier sistema no periódico es impredecible». Es en esto en lo que se basan todas las religiones a la hora de atraer a sus fieles, prometen un mundo ordenado y explicado, y es mucho más evidente en las religiones primitivas como el chamanismo.

El chamán es la persona encargada de lidiar con los espíritus y la naturaleza, lo caótico y sobrenatural, y ofrecer una explicación «lógica» que tranquilice al hombre. Gracias a este trato con el más allá es capaz de curar enfermedades, controlar la naturaleza y la meteorología. Para esto, utilizan todo tipo de rituales en los que se sirven de utensilios, máscaras y drogas, materiales que se pueden observar en la magnífica exposición sobre el chamanismo en África del musée du quai Branly, que ofrece además una completa explicación antropológica y obras de artistas actuales relacionadas con el tema.



Lo cierto es que, por mucho que nos sorprendan estos ritos, siguen estando presentes en la sociedad actual, y no hablo sólo de los famosos rituales de vudú tan utilizados en las películas americanas o en las guías de viajes a países africanos y latinoamericanos, sino de prácticas presentes en el supuesto «primer mundo». Los curanderos, mediums y adivinos, así como la homeopatía, las pulseras power balance o el movimiento antivacunación demuestran que, por mucho que la ciencia avance, seguimos necesitando de estos chamanes para que nos den una explicación del caos que nos rodea. Porque el efecto mariposa está muy bien, pero no nos deja tranquilos.

Deja a un lado tu visión occidental del mundo y disfruta del chamanismo en la exposición «Les Maîtres du désordre» del musée du quai Branly que finaliza el próximo 29 de julio o sumérgete en el arte pre-colonial africano con este libro magníficamente ilustrado.

Die Meister des Chaos

Afrika – bei dem Gedanken an diesen Kontinent packt mich die Reiselust. Ägypten, der Nil, die Sahara, Safaris, das bunte Leben Kapstadts, aber auch Elfenbein und Blutdiamanten fallen mir bei meinem spontanen Brainstorming ein. Aber was wissen wir in Europa wirklich über das Leben in Afrika, Traditionen, Rituale, Kunstwerke und deren Bedeutung?

Persönlich verbinde ich mit diesem Kontinent immer auch etwas Mystisches, vor allem mit seinen Urvölkern, ihrer Lebensweise und ihren Medizinmännern. Würde ich mich freiwillig in die Hände eines Schamanen begeben und mich damit seinen mir unbekannten Ritualen hingeben? Wäre der Respekt vor dem Unbekannten, vielleicht auch Angsteinflößendem, nicht größer als die Neugierde? Mit Schamane meine ich hier einen „richtigen“ Schamanen, nicht den Hokuspokus, den man in europäischen „Schamenen-Schulen“ erlernen kann.

In den Urvölkern herrscht eine so immanente Überzeugung, dass diese Schamanen, die sich zwischen der Realität und der spirituellen Welt bewegen, versuchen einen Sinn in das uns umgebende Chaos zu bringen. Sie stehen in mystischer Kommunikation mit dem Übersinnlichen und verneinen die Kraft der Unordnung, Sie heilen Krankheiten und führen Exorzismen durch. Ein jahrhundertelanger Glaube an die Tradition des Schamanismus sollte doch überzeugend genug sein.



Die Fragen nach dem Glauben an und nach dem Vertrauen in diese „Meister des Chaos“ muss wohl jeder für sich selbst beantworten, wenn er einmal die Möglichkeit haben sollte ihnen zu begegnen. Für diejenigen, die bis dahin für die Beantwortung dieser Fragen noch eine Hilfestellung brauchen, zeigt das Museum Quai Branly noch bis zum 29. Juli eine eindrucksvolle und vielseitige Ausstellung mit einem besonderen Blick auf die weltweiten religiösen und kultischen Angehörigen verschiedener heute noch existierender Stämme.

Viele anthropologische Fundstücke werden von Werken zeitgenössischer Künstler begleitet, was die Ausstellung zu einem interessanten Museumserlebnis macht, welches aber mitunter nichts für schwache Nerven ist.

Wenn Sie sich nicht nur für die Maîtres du Désordre interessieren, sondern die afrikanische Kunst in ihrer gesamten Vielfalt kennenlernen möchten, schauen Sie doch mal in Die Kunst Afrikas, ein qualitativ hochwertiges, reich bebildertes Kunstbuch von Parkstone.

Masters of Disorder: the Shamans or the French?

MASTERS OF DISORDER, the forces at work in the world around us (especially my bedroom), unseen and unheard by all except those few who can divine their want and will. These are the ‘shamans’, or other spiritual leaders, who mediate between the real and spirit worlds, trying to make sense of the ‘disorder’ around us, mystically communicating with the ethereal and “negotiating with the forces of chaos”. The musée du quai Branly has put on an impressive multisensory display of these religious men from a number of tribes around the world that are still in existence today, with many anthropological ‘finds’ (or plunders) accompanied with work by current artists.

It is a welcome opportunity to celebrate what remains of these cultures’ diverse religious and spiritual beliefs, although it is a shame to see that there doesn’t seem to be any acknowledgement of France’s historical involvement in their previous colonisation of these societies. These ‘colonisation deniers’ would like to forget about France’s centuries-long ‘civilising mission’, notably in Africa, whereby “Africans who adopted French culture, including fluent use of the French language and conversion to Christianity,” were rewarded for their efforts with French citizenship and suffrage. Whilst this carrot-not-stick method was preferable to torture, slavery, murder and atrocities, it was still a dark chapter in the history of France, which still overshadows the country and its international relations today.



I’m not asking for an exhibition dedicated to the exploitation of Africa, I just believe that it is hypocritical for a country to celebrate the longevity of belief systems that it was initially instrumental in disrupting, without acknowledgement or apology for the fact.

If I were to choose a subheading to compliment the exhibition title ‘Masters of Disorder’, ‘France’s direct rule in Africa’ would be a good contender.

Leave your Western ideas of spirituality to one side and explore the world of shamanism at the Musée du Quai Branly’s exhibition Les Maîtres du désordre, from 11 April to 29 July 2012, or read about pre‑colonial African Art with this beautifully illustrated ebook.