Il n’y a pas si longtemps, la photo a révolutionné notre rapport à l’image.
Showing posts with label photographie. Show all posts
Showing posts with label photographie. Show all posts
Wednesday, June 26, 2013
L’art et la bataille
Sans avoir jamais posé la question à qui que ce soit, je suis convaincue qu’un certain nombre de personnes vous diront que lorsqu’ils pensent guerre, ils ne pensent pas du tout art, n’en déplaise à la formule de Sun Tzu. Moi je vous dirais qu’au contraire, c’est peut-être un des premiers liens que ferait mon cerveau un chouïa conditionné par l’histoire de l’art – qui nous raconte indéfiniment comment l’histoire, donc, est liée à la pratique artistique, et comment de tous temps les guerres ont eu un impact parfois dramatique et souvent fabuleux, sur les coups de crayon, de pinceau et de burin.
Il n’y a pas si longtemps, la photo a révolutionné notre rapport à l’image.
Il n’y a pas si longtemps, la photo a révolutionné notre rapport à l’image.
Tuesday, November 13, 2012
Gustave Caillebotte, mécène bourgeois impressionniste
Caillebotte est mort jeune, à 46 ans, et n’est pas particulièrement connu du grand public bien qu’il ait fait partie des impressionnistes. Issu d’une famille bourgeoise parisienne, il n’a jamais eu à se soucier des lendemains, se tenait loin de Montmartre et des cocottes parisiennes et ne peignait pas pour vivre mais pour son plaisir personnel. Fasciné par la vie citadine, par la modernité qui envahit Paris, ses toiles sont simples, sans artifices et sans cette sensation d’esprit tourmenté qu’on rencontre chez Van Gogh par exemple.
Peut-être sont-elles trop simples. Qui serait réellement intéressé aujourd’hui par des vues de maisons campagnardes bourgeoises entourées de fleurs ou de couples se promenant dans un Paris au ciel gris ? Caillebotte a essayée de contrebalancer l’influence de ses origines sociales en représentant ponctuellement des ouvriers au travail, des raboteurs de parquet en plein effort, dont les muscles tendus prouvent l’effort accompli.

Gustave Caillebotte, Raboteurs de parquet, 1875.
Huile sur toile, 102 x 147 cm.
Musée d'Orsay, Paris.

Gustave Caillebotte, Rue de Paris. Jour de pluie, 1877.
Huile sur toile, 212 x 276 cm.
Art Institute of Chicago, Chicago.
Caillebotte pourtant est à redécouvrir pour deux raisons. D’abord, ses tableaux sont si précis et leur angle si inhabituels, que l’on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec la photographie ou des plans cinématographiques. Le peintre avait un regard sur la perspective qui est digne du cinéma actuel. La deuxième raison est le scandale provoqué par le legs de sa collection impressionniste à l’État français, qui n’a pu qu’accepter ses œuvres choquantes tout en les maintenant à l’abri des regards pendant plusieurs années. La richesse du peintre a finalement profité à ses compagnons peintres. Sans lui qui sait si les plus grands tableaux impressionnistes n’auraient pas fini chez des collectionneurs américains friands d’art français à l’époque ?
Pour redécouvrir le travail de ce peintre, vous pouvez vous rendre à l’exposition Caillebotte de la Schirn Kunsthalle de Francfort jusqu’au 20 janvier 2013, ou consulter les livres L’Impressionnisme et Caillebotte (en allemand seulement).
Peut-être sont-elles trop simples. Qui serait réellement intéressé aujourd’hui par des vues de maisons campagnardes bourgeoises entourées de fleurs ou de couples se promenant dans un Paris au ciel gris ? Caillebotte a essayée de contrebalancer l’influence de ses origines sociales en représentant ponctuellement des ouvriers au travail, des raboteurs de parquet en plein effort, dont les muscles tendus prouvent l’effort accompli.
Gustave Caillebotte, Raboteurs de parquet, 1875.
Huile sur toile, 102 x 147 cm.
Musée d'Orsay, Paris.
Gustave Caillebotte, Rue de Paris. Jour de pluie, 1877.
Huile sur toile, 212 x 276 cm.
Art Institute of Chicago, Chicago.
Caillebotte pourtant est à redécouvrir pour deux raisons. D’abord, ses tableaux sont si précis et leur angle si inhabituels, que l’on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec la photographie ou des plans cinématographiques. Le peintre avait un regard sur la perspective qui est digne du cinéma actuel. La deuxième raison est le scandale provoqué par le legs de sa collection impressionniste à l’État français, qui n’a pu qu’accepter ses œuvres choquantes tout en les maintenant à l’abri des regards pendant plusieurs années. La richesse du peintre a finalement profité à ses compagnons peintres. Sans lui qui sait si les plus grands tableaux impressionnistes n’auraient pas fini chez des collectionneurs américains friands d’art français à l’époque ?
Pour redécouvrir le travail de ce peintre, vous pouvez vous rendre à l’exposition Caillebotte de la Schirn Kunsthalle de Francfort jusqu’au 20 janvier 2013, ou consulter les livres L’Impressionnisme et Caillebotte (en allemand seulement).
Labels:
bourgeois,
Caillebotte,
cinema,
cocottes,
Fráncfort,
Impressionnisme,
legs,
modernité,
Montmartre,
Natalia Brodskaia,
París,
parquet,
peinture,
photographie,
raboteurs,
scandale,
Schirn Kunsthalle
Tuesday, September 11, 2012
Caillebotte: la tirelire des impressionnistes
A l’époque, Gustave Caillebotte est considéré comme un grand mécène du mouvement impressionniste qui, grâce l’héritage reçu de son père, eut la possibilité de se procurer les oeuvres de ses amis impressionnistes et de payer le loyer de l’atelier de Monet. Ce n’est qu’après sa mort que Caillebotte est reconnu comme l’un des grands maîtres de l’Impressionisme en plus de son statut de grand maître financier ( il venait régulièrement en aide à ses amis en les soutenant financièrement).
Bien que Caillebotte fasse partie du mouvement impressionniste, son style diffère de ses contemporains : Degas, Monet, Renoir, et Pissarro, parmi lesquels il a exposé lors de la seconde exposition impressionniste de 1876. Son intérêt pour la photographie se ressent à travers sa peinture grâce à sa capacité à saisir un instant précis de façon réaliste.

Gustave Caillebotte, Rue de Paris, Temps de Pluie, 1877.
Huile sur toile, 212 cm x 276 cm.
Art Institute of Chicago, Chicago.
Caillebotte, comme ses contemporains, représente un Paris nouveau, modernisé par Napoléon III et Georges Eugène Haussmann. Le Paris que tout le monde connaît aujourd’hui, avec ses grandes avenues bordées d’arbres et ses espaces verts.
Cependant, contrairement à ses amis impressionnistes, Caillebotte souhaite peindre ce nouveau Paris de manière encore plus réaliste. Le ciel gris, la pluie, les rues pavées de son tableau Rue de Paris, Temps de Pluie, accentuent la sensation de monotonie du quotidien et de tristesse que l’on ressent au premier regard. Pour le peintre, cette nouvelle ville métropolitaine, au plan méticuleux et si esthétique, est comme le quartier des Sims : parfait de l’extérieur, mais seul de l’intérieur.

Gustave Caillebotte, Les Raboteurs de parquet, 1875.
Huile sur toile, 102 cm x 146.5 cm.
Musée D'Orsay, Paris.
Caillebotte est également reconnu pour avoir introduit un nouveau sujet à ses peintures : la classe ouvrière. Thème pour lequel il porte un grand intérêt. Il faut savoir qu’à l’époque, grâce au nouveau chemin de fer et à la Révolution industrielle en France (1815-1860), il y a eu une grande migration des ouvriers de la campagne vers Paris.
Bien que Caillebotte fasse partie du mouvement impressionniste, son style diffère de ses contemporains : Degas, Monet, Renoir, et Pissarro, parmi lesquels il a exposé lors de la seconde exposition impressionniste de 1876. Son intérêt pour la photographie se ressent à travers sa peinture grâce à sa capacité à saisir un instant précis de façon réaliste.
Gustave Caillebotte, Rue de Paris, Temps de Pluie, 1877.
Huile sur toile, 212 cm x 276 cm.
Art Institute of Chicago, Chicago.
Caillebotte, comme ses contemporains, représente un Paris nouveau, modernisé par Napoléon III et Georges Eugène Haussmann. Le Paris que tout le monde connaît aujourd’hui, avec ses grandes avenues bordées d’arbres et ses espaces verts.
Cependant, contrairement à ses amis impressionnistes, Caillebotte souhaite peindre ce nouveau Paris de manière encore plus réaliste. Le ciel gris, la pluie, les rues pavées de son tableau Rue de Paris, Temps de Pluie, accentuent la sensation de monotonie du quotidien et de tristesse que l’on ressent au premier regard. Pour le peintre, cette nouvelle ville métropolitaine, au plan méticuleux et si esthétique, est comme le quartier des Sims : parfait de l’extérieur, mais seul de l’intérieur.
Gustave Caillebotte, Les Raboteurs de parquet, 1875.
Huile sur toile, 102 cm x 146.5 cm.
Musée D'Orsay, Paris.
Caillebotte est également reconnu pour avoir introduit un nouveau sujet à ses peintures : la classe ouvrière. Thème pour lequel il porte un grand intérêt. Il faut savoir qu’à l’époque, grâce au nouveau chemin de fer et à la Révolution industrielle en France (1815-1860), il y a eu une grande migration des ouvriers de la campagne vers Paris.
Jusque-là, seuls les fermiers et les paysans sont représentés, c’est pourquoi, en 1875, le Salon refuse son œuvre intitulée Les Raboteurs de parquet, prétextant que le sujet est vulgaire. La réalité décrite par Caillebotte, les conditions ouvrières, la tristesse ainsi que la pauvreté de ce nouveau Paris ne veulent pas être reconnues.
Si vous souhaitez voir les oeuvres de Caillebotte et sa représentation de la fin du 19ième siècle et du début du 20ième siècle, rendez-vous au Schirn Kunsthalle Frankfurt du18 octobre 2012 au 20 janvier 2013 pour l’exposition de Gustave Caillebotte. Vous pourrez également en apprendre plus sur les impressionnistes en feuilletant ce livre.
Labels:
art,
Art Exhibition,
Caillebotte,
exposition,
Français,
Georges-Eugène Baron Haussmann,
Les Raboteurs de parquet,
Napoleon III,
Nathalia Brodskaya,
París,
peintre,
peinture,
photographie,
Rue de Paris Temps de Pluie,
Schirn Kunsthalle Frankfurt,
urbanisation
Subscribe to:
Posts (Atom)