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Monday, July 2, 2012

« T’as d’beaux yeux, tu sais ! »

Que l’on soit plutôt « Vous êtes faite pour l’amour ! » ou « T’as de beaux yeux, tu sais ! », personne n’est insensible à une déclaration d’amour du 7ème art. Vivien Leigh et Clark Gable, Michèle Morgan et Jean Gabin, Tippi Hedren et Sean Connery… On ne compte plus les couples mythiques du grand écran !

Autres « toiles », autres couples magiques… Parmi tous les amoureux fixés par les peintres pour l’éternité, si je ne devais en choisir qu’un seul, ce serait Le Couple face au monde (Das Paar vor den Menschen), de Kirchner. Toile pleine de rêve, de sensualité et de mystère : l’homme et la femme, nus sans avoir honte, marchant du même pas en ignorant les autres, qui se moquent d’eux. On dirait un Adam et une Ève chassés de la société par les Hommes mais recréant leur paradis intérieur, fait de force et de tendresse…


Dante Gabriel Rossetti, Paolo et Francesca da Rimini, 1867.
Aquarelle, gouache et gomme arabique sur crayon sur deux feuilles de papier, 43,7 x 36,1 cm.
National Gallery of Victoria, Melbourne.


Deux millénaires de christianisme ont tenté de faire oublier que l’amour, c’est aussi la chair. Si aujourd’hui, le monde moderne occidental oppose sentiments et plaisirs charnels et a tendance à reléguer les seconds dans la sphère privée, il n’en était pas de même chez les Grecs et les Romains, qui assumaient l’aspect physique de l’amour au niveau sociétal.

Vous avez envie d’instants d’éternité dans un monde qui va trop vite ?  Rendez-vous à l’exposition Passions – Five Centuries of Art and the Emotions, présentée au Nationalmuseum jusqu’au 12 août 2012.


Francesco Hayez, Le Baiser, 1859.
Huile sur toile, 110 x 88 cm.
Pinacoteca di Brera, Milan.


En attendant, embrassez d’un seul coup d’œil les plus tendres scènes d’amour de l’histoire de la peinture et de la sculpture, depuis la Renaissance jusqu’aux xxe siècle grâce à Love (version imprimée, version e-book).

Si vous désirez poursuivre votre voyage dans l’histoire de l’art en direction du concret, du réaliste, voire même du grivois, prenez avec vous votre Carte du Tendre et partez à l’aventure ! Contenant des reproductions de très haute qualité, Éloge de la fesse et Fantaisies érotiques (version imprimée, version e-book) seront de précieux alliés pour vous éviter une noyade dans la Mer d’Inimitié ou dans le Lac d’Indifférence.

Et rendez-vous dans les Terre(s) Inconnue(s) !

Love and Passion in Their Time and Place

What is your least favourite thing about Facebook – the most popular social networking tool in existence? I would have to say, just barely beating the 12 engagements a week which are really just a reminder of how lonely I might be someday, it is undoubtedly the mushy, gushy, self-taken photos of a lip-locked couple. That’s nice, I’m happy for you, but do you really need to plaster it all over my newsfeed?

But when did a couple in love start to produce this shuttering, nearly vomit inducing feeling? Certainly artists from the 15th century and beyond were able to find beauty and romance in such imagery. How many of us have fawned over Rodin’s Eternal Idol (1889), Canova’s Psyche Revived by Cupid’s Kiss (1787-1793), and basically any reproduction of Paolo and Francesca (I’m so glad those two crazy kids got together even if their tryst put them in Dante’s second circle of Hell)?


Dante Gabriel Rossetti, Paolo and Francesca da Rimini, 1867.
Watercolour, gouache, and gum Arabic over pencil on two sheets of paper, 43.7 x 36.1 cm.
National Gallery of Victoria, Melbourne.


Looking at Rosetti’s Paolo and Francesca, I am both happy and nervous for them. I know Gianciotto is just waiting to catch them and that their lives will be cut short. But I feel the passion of their stolen kiss, the desire in their intertwined hands.


Francesco Hayez, The Kiss, 1859.
Oil on canvas, 110 x 88 cm.
Pinacoteca di Brera, Milan.


This Risorgimento patriot says goodbye to his wife before going to war, they cannot be sure to see each other again. I want to look away, not because it makes me sick, but because I feel as though I’m intruding on a beautiful, tender moment shared between lovers.

Head over to the Nationalmuseum’s exhibition of Passions – Five Centuries of Art and the Emotions, on through 12 Aug 2012, to see romance at its best. And while you’re at it, pick up Love so the next time you feel the need to display your affection publicly you can first make sure it lives up to the standards of the greatest love imagery there is.

 

If physical passion is more your forte, check out these titles: The Encyclopaedia of Erotica, Erotic Fantasy, and In Praise of the Backside – all guaranteed to stir your imagination and tickle fancy.

-Le Lorrain Andrews