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Tuesday, March 5, 2013

Rêves orientaux

Les Mille et une nuits. Lorsque l’on entend ce nom, on pense moins aux contes, à l’ouvrage littéraire, qu’aux charmes et à la moiteur de l’Orient qui font rêver tout amateur de voyages et d’exotisme.

Tout le monde connaît le livre même si on ne l’a pas lu, surtout par le biais du cinéma et des séries télévisées. Ali Baba, Schéhérazade et les quarante voleurs passent chaque année à la télé au moment des fêtes de Noël, sous les traits de Thierry Lhermitte et Gérard Jugnot. Les moins de trente ans connaissent parfaitement ce qui arrive aux quarante voleurs, tout comme la formule magique d’Ali Baba pour ouvrir la grotte remplie de richesse, grâce à quelques membres de la bande du Splendid, tandis que pour les générations précédentes, Ali Baba restera toujours Fernandel.

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Idat Rubinstein et Vaslav Nijinski par George Barbier (1913)


Je ne peux m’empêcher de penser aux Mille et une nuits lorsque je regarde les épisodes d’Angélique marquise des Anges, surtout au moment où Michèle Mercier est faite prisonnière par le sultan du Maroc ou vendue sur le marché d’esclaves de Malte et que Robert Hossein vient la sauver,. Tout le soufre de l’Orient, l’activité marchande, les senteurs capiteuses, les regards mystérieux des femmes voilées, la chaleur ambiante existant dans ces films m’inspirent les mêmes pensées que lorsque j’évoque les Mille et une nuits.

Les versions cinématographiques de ce livre sont souvent assez fidèles à l’érotisme présent dans certains contes. Ce côté sulfureux a d’ailleurs participé au succès de l’ouvrage ; il allait de pair avec l’idée générale que l’on avait alors de l’Orient et de ses charmes interdits.

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Le Songe de Corsou par Lecomte de Nouy, 1875.
Musée Goupil, Bordeaux.


Ayant bien conscience que le contenu de l’œuvre, qui est quand même un chef-d’œuvre littéraire, est sans doute fort différent que l’image que nous nous en faisons, il serait sans doute plus raisonnable de se fier à la remarquable exposition de l’Institut du monde arabe.

Jusqu’au 28 avril, vous pourrez découvrir les secrets de chaque conte. Auparavant, pour vous familiariser au sujet, vous pouvez parcourir les pages de ces livres sur les arts de l’Asie centrale, de la Perse ancienne et de l’Islam, et ainsi découvrir quelques trésors orientaux.

Tuesday, June 19, 2012

2012 : les Printemps arabes ou un islam universel

Du royaume chérifien à la Syrie s’est élevé un vent de liberté. Maroc, Tunisie, Lybie, Égypte, Syrie… Autant de pays, autant de diversités. Mais un point commun : l’islam.

Déjà au viie siècle, l’islam était composite. Pensons aux diverses grandes familles du sud de l’Espagne, comme les Nasrides ou les Almoravides. De l’islam, de cette civilisation brillante, depuis Gibraltar jusqu’au fin fond de l’Inde, en passant par l’Indonésie, il nous reste des témoignages d’un art islamique vivant et qui sut composer avec des traditions locales. Pensons par exemple à l’Alhambra, à la grande mosquée de Kairouan, à celle de Damas, au Taj Mahal ou encore à des villes comme Khiva, Boukhara ou Samarcande en Asie centrale.

De tous ces chefs-d’œuvre que l’on peut encore visiter aujourd’hui, il nous manque Bagdad. Il ne nous reste que le souvenir de cette ville-phare de la culture de l’islam et qui fut détruite par Tamerlan en 1401. L’art de l’islam est multiple et il sait à chaque fois se fondre avec les grandes cultures auxquelles il est confronté, comme l’Asie centrale, l’Espagne ou la Perse.



Laissez-vous absorber par les richesses de l’art islamique en visitant l’exposition Byzantium and Islam: Age of Transition, présentée jusqu’au 18 juillet 2012 au Metropolitan Museum of Art.

En attendant, étanchez votre soif de savoir grâce à nos ouvrages Arts d’Islam (version imprimée / e-book),  L’Art de l’Asie centrale (version imprimée / e-book) et L’Art byzantin (version imprimée).